Le corps de la carpe est allongé et plus ou moins haut, généralement brun sur le dos, doré sur les flancs et jaune sur l′abdomen.
Les écailles sont grandes : 33 à 40 le long de la ligne latérale. Elle a une longue nageoire dorsale munie d′un rayon osseux et sa mâchoire supérieure est garnie de 4 barbillons (filaments tactiles/sensitifs : 2 longs et 2 courts). Sa bouche est protactile (elle s′allonge vers l′avant).
La carpe peut peser jusqu′à près de 40 kg (des spécimens de 42 et 44 kg ont été capturés dans le delta du Rhône au filet). En France (et dans le monde j′usqu′il y a peu), le record du plus gros spécimen capturé à la ligne pesait plus de 37 kg. Il s′agissait d′une carpe miroir pêchée par Marcel Rouvière en 1981 dans l′Yonne : elle mesurait 102 cm et avait une circonférence de 120 cm. Le record a depuis été battu plusieurs fois
Il existe environ 1500 espèces et sous-espèces de carpes à travers le monde dont voici les principales :
La carpe commune, dont nous venons de faire la description générale dans le paragraphe précédent, est généralement plus fine et plus longue que les autres types de carpes. Elle possède des écailles sur tout le corps sauf sur la tête.
La carpe dite "miroir" a une écaillure incomplète ; le plus souvent latérale avec de grosses écailles (de 20 à 50 mm de diamètre).
Ses couleurs sont semblables à celles de la carpe commune : le dos est brun foncé avec des flancs jaunâtres et dorés.
Les carpes "cuir" sont, dans la plupart des cas, totalement dépourvues d′écailles. Seuls le dos et le pédoncule dorsal en sont parfois couverts, ce qui donne un aspect très lisse au poisson.
Les carpes Koïs ont été reproduites à partir de la carpe commune, puis croisées pour obtenir différentes couleurs.
Ce sont les Japonais qui, au début du XIXème siècle, remarquèrent une couleur rouge apparaître sur certains poissons, notamment sur leurs joues. En reproduisant ces poissons, la première carpe Koï, une Kohaku (rouge et blanche) naquit et depuis de nombreuses autres variétés sont apparues et là-bas, on en a même fait un culte : on y voit dans les Koïs un porte bonheur, un signe de force et de longévité car, d′après la légende, la plus âgée compterait déjà plus de 200 ans ...
L′amour blanc affectionne plutôt les eaux calmes (lacs, étangs, grandes rivières). Il est très tolérant vis à vis de la température de l′eau qui peut varier de 0º à 38ºC et sur la quantité d'oxygène dissout (mini 0,5 ppm). Il peut atteindre 45 kg (cas exceptionnels) et est utilisé par de nombreux gestionnaires d′eaux closes et privée pour limiter la prolifération des végétaux.
En effet, sa gueule réduite désigne une adaptation à un régime végétarien, mais il arrive qu′il se nourrisse également de détritus, d′insectes et d′autres invertébrés ... De nature très méfiante, il observe longuement l′appât avant de s′en saisir, mais une fois qu′il l′a bien engammé, il s′agit de s′accrocher car ses départs sont hyper-percutants et risquent, dans certains cas extrêmes, de causer de très graves dégâts à votre matériel s′il date de Mathusalem !!! Un pêcheur averti ...
Une dernière précision : l′amour blanc ne résiste pas à l′air libre et il faut donc se dépêcher pour le remettre à l′eau.